Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 14:47
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Par Une Ornithorynque Très Concupiscente
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 14:19
Je me suis dit que je gagnerai en visibilité. Que mon ornithorynque concupiscent me trouverait plus facilement.
Après Robert Pattinson a bien un profil facebook, non?



Alors friendrequestez-moi, je vous accepterai.
Nous deviendrons amis.
Une belle histoire naîtra. 
platypus twins 
Par Une Ornithorynque Très Concupiscente
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 18:18
La créatrice, c'est moi.


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Par Une Ornithorynque Très Concupiscente
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 21:54

 

C’était vendredi soir, et il y avait des voitures. Beaucoup de voitures. Alors forcément il y avait du mâle, et parmi cela sûrement, du mâle concupiscent.

Ca déambulait entre les stands, bavant successivement sur une Ferrari de 1950 à 5 millions, puis sur sa petite sœur, un peu plus jaune mais surtout, beaucoup plus jeune pendant que madame draguait le concessionnaire. Ca se réconciliait sur l’opportunisme et se faisait offrir du champagne chez Le Coq pour fêter ça. Les discussions oscillaient entre rp, strat de com et restauration de voitures anciennes ; restauration tout court, en s’approchant des stands de dégustation, la panse vide mais bien souvent la bourse pleine. Une fois repus, le flux de mâles redescendait fumer sa dose de nicotine au rez-de-chaussée, se mêlant à leurs homologues de sexe féminins venues assister au salon de la Mode. C’est évidemment là que les éléments les plus concupiscents, à force d’œillades lubriques, se trahissaient en masse. Leurs compagnes absentes pour cause de ravalement de façades collectif dans les waters, ces messieurs en profitaient manifestement pour se rassurer sur leur potentiel de séduction. Vous savez ce qu’on dit: quand l’ornithorynque n’est pas là, son compagnon concupiscent drague.DSC_0028.JPG

Et ça abordait, sous couvert de chercher l’adhésion d’une représentante du beau sexe sur la couleur d’une carrosserie ou le bois précieux d’un volant, ça adressait parole, ça dégainait sourires.
  Je dois avouer que de très beaux spécimens nous honorèrent de leur présence et que j’aurais pu, si mes exigences n’avaient pas caracolé si haut, trouver mon bonheur Porte de Versailles.

Mais non.

Alors on s’en alla aux ouailles pour consoler une libido déçue. Tout ça s’est terminé au Brasier, avec une authentique brasérade au « grill de table » et un mémorable « merci madame » au patron bodybuildé de la maison.

 

 

Plus tard, j’ai cru trouver mon Ornithorynque Concupiscent au Rex, à Paris.

 

Grande erreur. A peine arrive-t-on que la laideur de l’endroit me saute à la gorge. La clientèle ressemble évidemment à l’endroit et j’entame une analyse pointue de mon entourage direct. Confortablement installée sur une banquette en skaï tatouée par des générations entières de talons hauts, j'imagine leurs propriétaires - probablement des prépubères au postérieur ondulatoire, je scrute la relève - la leur, une vodka-tonic à la main et je me gausse.
 Un groupe prend possession de la table d'à côté. Moment de grâce. Ma victime a un corps d'anorexique. Le pelage coupé au carré. Carré plongeant et poils roses. La demoiselle se veut baba. Sans quoi ses cheveux seraient en synthétique et seraient bien mieux brushés. Là on sent l'alternative aux dreadlocks. La robe est beige et arbore de jolies petites fleurs multicolores. On retrouve l'esprit baba. On se perd dans ses volants, on pense 68 et les hyppies. Jusqu'à ce qu'on tombe sur le logo du créateur. Et je revois immédiatement la petite boutique qui le distribue, pas très loin de Portobello Market. Baba, un peu, bobo beaucoup. L'air un peu bête à siroter sa vodka alors que tout son corps crie "régime" à quiconque y pose les yeux, on a presque envie de la lui arracher des mains, tu sais combien de calories y avait dans ta dernière gorgée, petite?! Ce qu'elle ne dépense pas en nourriture, peut-être le dépense-t-elle en pièces de créateurs: sa pochette est en cuir vert anis et arbore une signature Marc by Marc Jacobs. Ses copines de tables commencent à se déhancher et un authentique bof attrape notre tête rose par la taille. Leurs corps se marient mal, je détourne les yeux, gênée par leur manque manifeste d'harmonie.

La majorité des Ornithorynques sont laids. Ou gay. Dans les deux cas, leur concupiscence ne m'apporte pas grand-chose...

Par Une Ornithorynque Très Concupiscente
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 19:14
platypus 2
L'ornithorynque concupiscent, celui que je recherche assidûment, l'ornithorynque à qui ce site est dédié, est supposé aimer le sport.

Voilà pourquoi j'ai décidé de me familiariser avec le sujet. J'ai jeté mon dévolu sur le football, pensant que c'était le sport qui, statistiquement, m'offrait le plus de chances de viser juste.

Je me suis intéressée aux différentes équipes, à leurs techniques, à leurs palmarès respectifs.
Je me suis intéressée aux règles, aux ligues, aux matches.

Aussi j'espère que l'Ornithorynque Concupiscent, l'ornithorynque que j'attends patiemment appréciera, si il pose un jour ses yeux sur cet article, l'effort de restitution dont j'ai fait preuve pour le match qui tout récemment opposait les Cochonou aux Vaches qui Rit.

Moteur.. Action!

Compte-rendu de la Finale de la Coupe de France

Parce que le football n’exclut pas la grâce…

 

A l’issue de 107 minutes d’un suspense haletant, La Vache Souriante évinçait l’austère Bœuf Charolais d’un 4-2 magistral et sans appel en demi-finale. Cette victoire fromagère ouvrait la voie à une finale 100% alimentaire au royaume de la cochonnaille. Compte-rendu.

Par une Ornithorynque à la recherche d'un Ornithorynque aussi Concupiscent qu'elle, envoyée spéciale en territoire gourmand pour les fines bouches de l’Equipe Magazine.

 

Compte-rendu du match

Ce 15 avril au stade du Gerland à Lyon, l’emblématique cité de la charcuterie accueillait l’inimitable Vache Qui Rit et son rival de toujours Cochonou pour la finale de la Coupe de France.

 Les Aostiens, après leurs nombreux revers l’année dernière, semblent finir cette saison au paroxysme de l’efficacité qui fit la gloire de leurs débuts (le sibyllin 3-0 contre Ajax en 2003, ou l’efficace 3-1 contre les clermontois Michelin®). Leur victoire n’était pourtant pas évidente de prime-abord et les performances bovines n’ont pas manqué de mettre l’eau à la bouche des carnivores en liesse.

 

Avantage Vache Qui Rit

L’arbitre fait retentir son sifflet et les deux équipes, pieds en équerre, postérieur en avant, épaules en arrière, se toisent. Dès le coup d’envoi, le visage porcin de l’attaquant Cochonou se crispe, il fonce sur la balle et d’un saut de chat habile évite la pointe droite et déterminée de son opposant à mamelles. Il s’empare du ballon mais la satisfaction ne dure pas car le défenseur encorné se rue sur lui, pas-de-bourrée, et intercepte la balle. L’équipe de bovidés la conservera pendant les quarante-cinq minutes que durera la première mi-temps jusqu’à ce que, profitant d’un moment d’inattention chez l’adversaire, l’avant-centre Cochonou ne récupère le ballon à 12 secondes du changement de côté.

Seconde mi-temps, balle au centre et un rond de jambes suffit à l’attaquant de la vache joyeuse pour prendre l’avantage. De piqué, plié, pas courus et grands battements en glissés, fouettés puis fondus, les bovins le conservent pendant vingt minutes ininterrompues et marquent leur premier but à la soixante-quatrième minute.

 

Le réveil des porcs

L’incontestable supériorité des ruminants sur leur pelouse mine le moral des porcophiles, bientôt rendus à la défaite de leurs favoris.

Soudain, alors que personne dans les tribunes ne s’y attendait plus, que les cochons semblaient promis à l’abattoir médiatique et que les Vache Qui rit, toutes mamelles sorties savouraient leur avance, la situation s’inverse. Le deuxième petit cochon, semelles fraîchement colophanées amorce un enchaînement inattendu : se lève sur demi-pointes, arabesque, battement tendu, s’élance en entrechats sur sa diagonale droite et fini par emporter la balle. Drible pédestre, avancée volontaire du côté de l’adversaire, pointe, cou-de-pied, et tiiiiiiiiire. Premier but pour les Cochonou qui, à vingt-trois minutes de la fin, égalisent.

 Ostensiblement ragaillardi, l’éleveur porcin rappelle son arrière-gauche et le remplace par le mexicain fraîchement transféré dans le club. Déchaîné, le mexicain, Gripe de son prénom, multiplie les passements de jambes et par un harmonieux tiré-pointé rentre le deuxième but à la soixante-seizième minute. L’admirable manœuvre lui vaut les applaudissements déchaînés de la foule, tous côtés confondus. Le public s’accorde au-delà des partis-pris et le sport redevient l’activité noblement fédératrice qu’elle était jadis.

 

L’allegro final

L’embellie est cependant de courte durée. Gripe négocie une passe à Bridou qui ne perd pas une seconde pour buter et honorer par là son fameux titre de buteur 2009 (L’Equipe, Février 2009). Des hooligans cochonesques en profitent alors pour sortir de leur léthargie et entreprennent de démonter les gradins bovins. Le troisième but des Cochonou est amoindri par cette déferlante de violence dans les tribunes et la finale s’achève sur  une descente de CRS.

 
Par Une Ornithorynque Très Concupiscente
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